Trois ans et demi...

Publié le par Beurk

Me revoilà après trois ans et demi...

Je crois que voilà l'occasion d'un double bilan, sur ce qui s'est passé depuis lors, et sur ce qui a changé dans ma façon de penser. Les deux d'ailleurs se rejoignent quelque peu.

 

Quel regard je porte sur ce que j'ai rédigé pendant quelques mois? Mis à part un certain agacement sur la forme(je laisse toujours traîner quelques fautes d'orthographes et cela m'énerve), je suis assez satisfait de ce que j'ai écrit sur le fond. Je continue de penser que le monde s'approche du moment où la croissance économique telle que nous la connaissons ne sera plus possible, que la crise environnementale globale est bien là et qu'elle sera le fait majeur de ce siècle.

 

Il me semble bien que ce qui s'est passé ces dernières années m'a plutôt conforté dans mes idées.

 

Le seul point sur lequel j'ai évolué, c'est que je suis devenu plus pessimiste. C'est sur ce plan là que j'ai été le plus pris en défaut. En 2008, je pensais que nous étions au seuil d'un retournement idéologique, je me suis planté sur toute la ligne. En fait, la réaction mondiale à la crise n'a suscité aucune réelle remise en cause du système libéral-capitaliste, et c'est même le contraire qui est en train de se produire.

 

Autre erreur, je pensais que la crise allait faire passer les préoccupations environnementales au second plan, ce n'est vrai que partiellement. Si la question du réchauffement climatique a disparu des grands médias à la suite d'une campagne très efficace du clan climato-sceptique, et aussi, ne l'oublions pas, du rejet général qu'a inspiré la taxe carbone, d'autre sujets sont venus occuper l'actualité: le nucléaire et plus récemment, les OGMs. Dans les deux cas on ne peut que constater que l'émotion a pris le pas sur la réflexion. La plupart de ceux qui s'alarment des conséquences de l'accident japonais n'en ont aucune connaissance précise et jugent sur les images spactaculaires du tsunami. Dans leur esprit tout est préférable à l'atome , y compris les sources d'énergie les plus meurtrières et polluantes qui soient. Que les écolos applaudissent la relance du charbon en Allemagne achève de les déconsidérer à mes yeux. Pour ce qui est des OGMs, la manoeuvre médiatique autour d'une étude non encore examinée par la communauté scientifique tend à biaiser encore plus le débat.

 

Nous assistons à un recul général de la raison, et je crains que ce mouvement ne se prolonge.

 

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